La menace des nuages de fumée toxique

Après l'Amazonie, c'est la forêt indonésienne qui brûle. Mais si, au Brésil, la volonté de développer les terres arables est manifeste, les causes peuvent être différentes de Bornéo à Sumatra.

L’Indonésie a commencé à provoquer des pluies artificielles afin de prévenir le déclenchement des vastes feux de forêt qui dégagent à la saison sèche des nuages de fumée toxique, une menace qui pourrait s’ajouter à celle du coronavirus.

Les feux de l’an dernier ont été les pires depuis 2015 à cause de la sécheresse et quelque 1,6 million d’hectares ont brûlé dans l’archipel d’Asie du Sud-Est, essentiellement sur les îles de Sumatra et de Bornéo.

« Nous prenons ces mesures avant que les feux ne commencent », a souligné Tri Handoko Seto de l’agence gouvernementale des technologies BPPT.

Les autorités ont commencé ces deux dernières semaines à utiliser une technologie d’ensemencement des nuages pour provoquer des précipitations dans la province de Riau, avant de l’étendre ailleurs sur l’île de Sumatra et à Bornéo. Les opérations pourraient durer pendant toute la saison sèche qui s’étend jusqu’au mois de septembre environ.

L’effort sera dirigé en priorité sur les tourbières, des zones d’ordinaire humides qui deviennent très inflammables quand elles sont asséchées, parfois artificiellement pour laisser la place à des cultures.

Une villageoise tente d’éteindre un feu dans une tourbière à l’extérieur de la ville de Palangkarava en Indonésie le 26 octobre dernier AFP PHOTO Bay ISMOYO

L’an dernier, les incendies sur Sumatra et Bornéo ont produit d’épais nuages de fumées toxiques qui ont contraint de nombreuses écoles à fermer et se sont répandus jusqu’aux pays voisins, la Malaisie et Singapour.

Les autorités avaient déployé plusieurs dizaines de milliers de pompiers et de forces de sécurité pour éteindre les incendies qui sont parfois déclenchés intentionnellement pour nettoyer de nouvelles surfaces destinées à des plantations de palmiers à huile.

« Selon nos prévisions, la saison sèche cette année ne devait pas être aussi mauvaise que l’an dernier (…) mais on ne sait jamais », a noté Tri Handoko Seto.

« Si les choses empirent et que nous avons un nuage de fumée comme l’an dernier, nous pourrions utiliser d’autres techniques. Espérons que l’on n’en vienne pas là ».

L’ONG Greenpeace a averti que la crise du coronavirus conjuguée avec un nouveau nuage de fumée toxique ferait courir de graves risques à la population.

« Cette année, nous faisons face à une crise sanitaire mondiale et un virus qui affecte les poumons des gens », a souligné un porte-parole de l’ONG.

« Les entreprises et les gouvernements doivent avoir un grand sens des responsabilités et prendre des mesures pour éviter les fumées mortelles des incendies de forêt qui risquent de renforcer la menace qui pèse sur la santé de millions d’habitants de la région ».

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Plus jamais ça, construisons le monde d’après

Gratuité des masques, interdiction des licenciements, renforcement des taxations des transactions financières…: un plan de sortie de crise a été publié mardi par une vingtaine de syndicats et associations, à l’origine d’une tribune publiée mi-mars et intitulée « Plus jamais ça – construisons le monde d’après ».

« La crise qui a éclaté en ce début d’année 2020 montre une fois de plus la nécessité de changer de système », écrit le collectif, qui appelait en mars à « reconstruire un futur écologique, féministe et social, en rupture avec les politiques menées jusque-là et le désordre néolibéral ».

Parmi les signataires, Amis de la Terre France, Attac France, CGT, Confédération paysanne, FSU, Greenpeace France, Oxfam France, Union syndicale Solidaires, 350.org, Action Non-Violente COP21, Alternatiba, CCFD-Terre Solidaire, Droit au Logement, FIDL, Le syndicat lycéen, Fondation Copernic, Syndicat de la magistrature, UNEF ou UNL.

Pour répondre à la crise sanitaire et sociale « de façon urgente et efficace », le collectif propose la gratuité des masques, le renforcement des droits des travailleurs, une hausse des salaires, l’interdiction du licenciement dans les entreprises qui font du profit, la revalorisation immédiate des salaires et carrières de femmes ou l’accès au logement de qualité pour tous.

Il propose également d’aller chercher l’argent « au bon endroit », en régulant l’activité bancaire, en luttant « efficacement » contre la fraude et l’évasion fiscale, en renforçant la taxation des transactions financières ou en supprimant les niches fiscales « inutiles ».

Enfin, le collectif propose une reconversion écologique et sociale des activités, avec notamment l’arrêt des soutiens publics aux acteurs polluants ou l’interdiction de dividendes climaticides.

« Il ne s’agit pas, cependant, de présenter un plan figé, ficelé et définitif. Au contraire, ces propositions ont vocation à être soumises au débat public et sont amenées à être complétées », soulignent les organisations.

« Notre but est de faire la démonstration qu’il y a des alternatives au capitalisme néolibéral, productiviste et autoritaire, et que ces alternatives sont crédibles, désirables et réalisables, à condition que la volonté politique et les moyens financiers soient enfin mis au service des objectifs de transformation sociale et de préservation de l’environnement, au lieu de les soumettre aux pressions et desiderata des lobbies ».

Elles estiment qu’un « grand nombre de ces alternatives relèvent d’un déjà-là qu’il s’agit de conforter, de rénover et de généraliser ».

Ce collectif a également lancé en mars une pétition sur le même sujet, signée mardi matin par 183.000 personnes.

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Wake up, Chris Birkett répond à l’appel du collectif ACT NOW

Chris headshot

Chris Birkett est un producteur, chanteur / compositeur et ingénieur du son de génie, aux talents multiples et primé. Ses collaborations musicales avec des artistes de renom comme Sinead O’Connor, Alison Moyet, Dexys Midnight Runners, Talking Heads, The Pogues, Bob Geldof, Quincy Jones, Mel Brooks, Buffy Sainte- Marie et Steve Earle ont vendu plus de 100 millions de disques. et remporté un prix Juno canadien Polaris Music 3 nominations Juno pour 2016 et trois prix internationaux AMPEX Golden Reel pour l’excellence dans le domaine de la musique.

A l’occasion de la 𝐉𝐎𝐔𝐑𝐍𝐄𝐄 𝐌𝐎𝐍𝐃𝐈𝐀𝐋𝐄 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐁𝐈𝐎𝐃𝐈𝐕𝐄𝐑𝐒𝐈𝐓𝐄, Chris Birkett s’engage auprès du collectif ACT NOW, qui réclame que les gouvernements 𝐃𝐄𝐂𝐋𝐀𝐑𝐄𝐍𝐓 𝐋’𝐄𝐓𝐀𝐓 𝐃’𝐔𝐑𝐆𝐄𝐍𝐂𝐄 𝐄𝐍𝐕𝐈𝐑𝐎𝐍𝐍𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓𝐀𝐋 𝐄𝐓 𝐂𝐋𝐈𝐌𝐀𝐓𝐈𝐐𝐔𝐄, alors WAKE UP, « Réveillez-vous et connaissez la vérité, ce monde a été fait pour tous » !

#EtatdUrgence#Climat#AgirMaintenant#ActNow

Nouvelle pollution, les masques non biodégradables et non recyclables

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A Paris, des masques usagés jetés par terre au risque de finir dans la nature ou qui s’égarent dans les poubelles destinées au tri sélectif: ces déchets d’un nouveau type, potentiellement contaminés, inquiètent les collectivités et soulèvent un épineux défi environnemental.

Des masques chirurgicaux jonchent les trottoirs à l’heure du déconfinement, contrecoup de leur port généralisé: si le phénomène reste limité, des municipalités réclament des pouvoirs de verbalisation renforcés.

« On ne peut pas dire que c’est massif », mais les éboueurs municipaux, déjà équipés de protections renforcées, « réagissent fortement. C’est le symbole de ce qu’il ne faut pas (accepter) si l’on veut éviter une nouvelle vague » de l’épidémie, observe Paul Simondon, adjoint à la propreté de la mairie de Paris.

Si les villes peuvent déjà sanctionner d’une amende de 68 euros le jet de détritus sur la voie publique, « avec les masques on doit pouvoir sanctionner beaucoup plus lourdement (…) on a besoin d’une capacité de verbalisation réellement dissuasive », insiste-t-il.

« On en voit dans les caniveaux, sur le bord de mer, beaucoup sur les parkings des grandes surfaces », renchérit Eric Pauget, député (LR) des Alpes-Maritimes, qui propose une amende relevée à 300 euros.

A Lyon, Dominique Lemesle, directeur général délégué chargé des services urbains, juge le problème encore « marginal », tout en confirmant: « Quand certains sortent des transport en commun où le masque est obligatoire, ils s’en débarrassent aussitôt ».

Or l’impact, même à faible volume, peut se répercuter: « les masques négligemment jetés dans les caniveaux (…) bouchent les canalisations d’eaux usées et perturbent les systèmes d’assainissement », tout comme les lingettes désinfectantes jetées dans les toilettes, avertit le Centre d’information sur l’eau (CIEau), émanation des entreprises du secteur.

Tri sur la défensive

Les masques chirurgicaux sont confectionnés à partir de polypropylène, matière thermoplastique très dense… non biodégradable et non recyclable.

Au début de la crise sanitaire, masques et mouchoirs apparaissaient pourtant régulièrement… sur les tables des centres de tri de collecte sélective, en dépit des consignes officielles de les enfermer « dans un sac plastique dédié », conservé 24 heures avant d’être jeté aux ordures ménagères.

« Il y a eu pas mal d’incompréhension, certains pensant que c’était recyclable », explique à l’AFP Marc-Antoine Belthé, directeur du développement chez Veolia Recyclage. « En termes de volume, ça pèse peu par rapport à la masse, mais on a vu arriver d’un seul coup et très régulièrement » ces déchets « porteurs de risques pathogènes ».

« Il y a encore des erreurs. Avec la systématisation de l’utilisation des masques, je crains qu’on y soit confronté encore pas mal de temps », prévient-il.

Certes, les technologies de tri mécanique ont été adaptées pour identifier et isoler automatiquement ces masques, mais ces mécanismes peuvent se trouver dépourvus face aux masques réutilisables en tissu.

Si les consignes semblent désormais mieux respectées, le déconfinement représente un « risque », abonde Fabrice Rossignol, président de la Fédération nationale des activités de la dépollution et de l’environnement (FNADE).  Notamment au travail, où les salariés jettent quotidiennement un ou deux masques: « Il faut qu’il y ait une poubelle ad hoc dans les entreprises ».

Dilemme du tout-jetable

Les inquiétudes environnementales sont aussi là. La décomposition des masques dans la nature prendrait 400 ans et le spectacle de masques échouant massivement sur des plages hongkongaises avait amené des ONG à sonner l’alarme dès mars.

Dans une lettre adressée à Brune Poirson, secrétaire d’Etat à la Transition écologique, le député LREM Damien Adam appelait début mai à « organiser une filière de récupération et de recyclage » pour « assurer un réemploi des masques qui permettrait d’éviter un énorme gâchis de matières ».

Une mission difficile, même si le recours aux masques en tissu diminue l’empreinte environnementale, et que des prototypes de masques biodégradables, encore non aboutis, sont en développement.

Un consortium d’institutions scientifiques, dont le CNRS, étudie d’éventuelles pistes pour décontaminer les masques chirurgicaux en vue d’une réutilisation: passage à l’autoclave (vapeur sous pression) à 121 °C, irradiation par rayons gamma… Des solutions peu accessibles au grand public.

Le dilemme plus général entre impératif sanitaire et souci environnemental devrait perdurer: « Le recours au jetable, dans l’urgence du début de la crise sanitaire, semble se transformer en une nouvelle normalité, sans que la question des alternatives possibles soit posée », déplore l’ONG ZeroWaste.

Paris (AFP)

La déforestation de la jungle amazonienne s’est accélérée cette année

Rio de Janeiro (AFP) – Le monde entier est concentré sur la pandémie de coronavirus. Pendant ce temps-là, la déforestation de la jungle amazonienne s’est accélérée cette année, suscitant des craintes que ne se répète la dévastation record de l’année dernière.

De fait, la déforestation en Amazonie brésilienne a atteint un nouveau sommet au cours des quatre premiers mois de l’année, selon des données publiées vendredi par l’Institut national de recherche spatiale du Brésil (INPE), qui utilise des images satellites pour suivre la destruction: ce sont 1.202 kilomètres carrés de forêt qui ont disparu de début janvier à fin avril 2020.

Cela représente une augmentation de 55% par rapport à la même période de l’année dernière, la plus élevée depuis que ces observations mensuelles ont commencé, en août 2015.

Ces chiffres soulèvent de nouvelles questions sur la façon dont le Brésil protège sa part de la plus grande forêt tropicale du monde sous le président d’extrême droite Jair Bolsonaro, un climato-sceptique notoire qui préconise l’ouverture des terres protégées à l’exploitation minière et à l’agriculture.

« Malheureusement, il semble que ce à quoi nous pouvons nous attendre cette année, ce sont des incendies et une déforestation record », a déclaré Romulo Batista, militant de Greenpeace, dans un communiqué.

En 2019, pour la première année de Jair Bolsonaro dans ses fonctions, la déforestation a grimpé de 85% en Amazonie brésilienne, avec la destruction de 10.123 kilomètres carrés de verdure. Cette dévastation, à peu près de la taille du Liban, avait créé un émoi mondial quant à l’avenir de la jungle, considérée comme vitale dans la lutte contre le changement climatique.

La destruction a été provoquée par des incendies de forêt record qui ont ravagé l’Amazonie de mai à octobre, en plus de l’exploitation illégale forestière et minière, et de pratiques agricoles sur des terres protégées.

« Le début de l’année n’est pas le moment où la déforestation se produit normalement, car il pleut beaucoup », observe Erika Berenguer, environnementaliste aux universités d’Oxford et de Lancaster. « Par le passé, lorsqu’on voyait la déforestation augmenter dès le début de l’année, cela indiquait que lorsque la saison de déforestation commencera (fin mai), il y aura également une augmentation ».

Jair Bolsonaro a autorisé cette semaine l’armée à se déployer en Amazonie pour lutter contre les incendies et la déforestation à partir du 11 mai.

Il l’avait déjà fait l’année dernière après avoir essuyé de cinglantes critiques de la part de la communauté internationales pour avoir minimisé ces incendies.

Les écologistes, de leur côté, estime qu’il serait préférable de soutenir davantage les programmes de protection de l’environnement. Sous la présidence Bolsonaro, l’agence environnementale IBAMA a dû faire face à des réductions de personnel et de budget. Et le mois dernier, le gouvernement a limogé le plus haut responsable chargé de l’application des lois environnementales de l’agence, qui avait peu avant autorisé une descente de police sur des mines illégales, devant les caméras de télévision.

La stratégie militaire du gouvernement ne porte que sur les incendies, sans tenir compte du fait qu’ils sont souvent causés par des fermiers illégaux et des éleveurs qui abattent des arbres puis les brûlent, déplore Erika Berenguer. « C’est comme prendre du paracétamol quand on a mal aux dents: ça va réduire la douleur, mais si c’est une cavité, ça ne va pas la guérir », dit-elle à l’AFP.

L’épidémie de coronavirus dans le pays, qui a fait officiellement près de 10.000 morts parmi quelque 150.000 personnes contaminées, complique encore les choses.

L’Etat de l’Amazonas, largement couvert par la nature, est l’un des plus touchés. Avec une seule unité de soins intensifs, il a été débordé par l’épidémie. Les craintes portent aussi sur les communautés indigènes, historiquement très vulnérables aux maladies venues d’ailleurs.

Et les écologistes craignent aussi que la protection de la forêt soit délaissée en raison de la lutte contre le Covid-19.

Le maire de la capitale de l’Amazonas, Manaus, a fait le lien entre les deux tragédies cette semaine, dans un appel à l’aide. « Nous avons besoin de personnel médical, de respirateurs, d’équipement de protection, tout ce qui peut sauver les vies de ceux qui protègent la forêt », a lancé Arthur Virgilio.

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LE CONFINEMENT A AMÉLIORÉ LA QUALITÉ DE L’AIR EN ILE-DE-FRANCE

Paris (AFP) – Le confinement a entraîné une forte réduction de la pollution de l’air en France, notamment du dioxyde d’azote, mais moindre pour les particules fines, a indiqué lundi l’Ineris (Institut français de l’environnement industriel et des risques).

« Les concentrations des principaux polluants atmosphériques ont ainsi baissé dans les grandes villes françaises, dans des proportions moyennes de 49% pour le dioxyde d’azote (NO2) », polluant local essentiellement émis par le trafic routier, et de 10 à 12% pour les particules fines (PM10 et PM2,5), a indiqué l’Institut dans un communiqué.

L’impact moindre sur le niveau des particules s’explique par la présence de sources d’émission non concernées par le confinement, chauffage résidentiel, agriculture, voire poussières naturelles.

Pour évaluer cette « forte diminution des émissions de polluants atmosphériques, provenant notamment du trafic routier et des industries », l’Ineris s’est basé sur une simulation numérique, intégrant les données passées, et l’a comparé à des simulations corrigées pour intégrer les données d’observations des associations régionales (agréées par l’Etat) de surveillance de qualité de l’air dans les 100 plus grandes villes du pays.

La baisse s’est en fait amorcée dès le 12 mars, cinq jours avant le début du confinement, « imputable à une première vague de mesures, dont la fermeture des écoles et l’encouragement au télétravail, » relève l’Institut. Inversement, à partir du 11 mai, date de fin du déconfinement, « les deux courbes se rejoignent de nouveau, montrant l’impact immédiat, sur les niveaux de dioxyde d’azote, de la reprise des activités ».

Airparif, qui surveille la qualité de l’air en Ile-de-France, avait déjà annoncé la semaine dernière des baisses importantes de pollution de l’air dans la région pendant le confinement, avec des chutes pour le dioxyde d’azote de 20% à 35% selon les semaines et jusqu’à 50% en bordure des axes routiers et de 7% pour les particules.

Outre ses aspects nocifs pour la santé humaine, la pollution de l’air est soupçonnée d’aggraver la sensibilité au coronavirus.

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Le réchauffement estival ne sauvera pas à lui seul l’hémisphère nord de la pandémie de Covid-19

Washington (AFP) – Le réchauffement estival ne sauvera pas à lui seul l’hémisphère nord de la pandémie de Covid-19, concluent des chercheurs de l’université américaine Princeton dans une étude publiée lundi par la revue Science.

Des études statistiques, conduites ces derniers mois malgré le peu de recul sur le nouveau coronavirus, ont établi une légère corrélation entre le climat et l’épidémie: plus il fait chaud et humide, moins le virus se propagerait. Mais ces calculs restent préliminaires et on ignore fondamentalement le lien biologique entre le climat et Sars-Cov-2, le virus qui cause le Covid-19.

Les modèles publiés dans Science ne contredisent pas la corrélation, mais le considèrent négligeable pour l’instant.

« Nous prévoyons que les climats plus chauds et humides ne ralentiront pas le virus dans les stades initiaux de la pandémie », explique la première autrice de l’étude, Rachel Baker, chercheuse en post-doctorat à Princeton, dans un communiqué de l’université.

Le climat, en particulier l’humidité, joue un rôle dans la propagation d’autres coronavirus et de la grippe, mais ce facteur devrait être limité par rapport à un autre facteur beaucoup plus important dans la pandémie actuelle, selon les chercheurs: la faible immunité collective contre Sars-Cov-2. C’est-à-dire que la réserve de gens à infecter reste amplement suffisante pour assurer une progression rapide.

« Le virus se propagera vite, quelles que soient les conditions climatiques », ajoute la chercheuse.

En l’absence de mesures de contrôle ou de vaccin, disent les auteurs de cette étude, le coronavirus va donc contaminer progressivement une plus grande partie de la population. C’est seulement après qu’il pourrait devenir saisonnier, comme ses cousins.

« D’autres coronavirus humains comme ceux du rhume dépendent fortement de facteurs saisonniers, en culminant pendant l’hiver en dehors des tropiques », dit le professeur Bryan Grenfell. « Si, comme c’est probable, le nouveau coronavirus est également saisonnier, on peut s’attendre à ce qu’il se transforme en virus hivernal au fur et à mesure qu’il deviendra endémique dans la population ».

L’équipe a modélisé plusieurs scénarios pour Sars-Cov-2, sur la base de ce qu’on a observé des virus de la grippe et de deux coronavirus connus, causant le rhume, et en simulant ce qui se passerait dans plusieurs régions du globe, sous différentes températures et niveaux d’humidité.

« Nos résultats impliquent que les régions tropicales et tempérées doivent se préparer à des épidémies sévères, et que les températures estivales ne vont pas contenir la propagation des infections », concluent les chercheurs.

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22 mai, Journée Mondiale de la Biodiversité

Il est temps de DÉCLARER L’ETAT D’URGENCE ENVIRONNEMENTAL ET CLIMATIQUE. Rejoignez-nous dans le groupe d’amis « ETAT D’URGENCE » : https://www.facebook.com/groups/collectif.etatdurgence/ Comme les gouvernements restent souvent sourds et aveugles, nous allons faire un maximum de bruit sur les réseaux sociaux. Parce qu’ensemble nous pouvons TOUT ! Faisons-nous entendre ! Réagissons maintenant !

Pour ce faire prenez-vous en photo avec votre pancarte sur laquelle vous inscrivez « ETAT D’ URGENCE #climat #agirmaintenant et remplacer votre bandeau Facebook par celle-ci. Changez votre photo de profil pour le logo noir « état d’urgence » jusqu’à la fin de la crise sanitaire.

Vendredi 22 mai, ce sera la JOURNÉE MONDIALE DE LA BIODIVERSITÉ, nous avons préparé quelques belles surprises. Encouragez vos proches et contacts à en faire autant et partagez partout sur les réseaux sociaux !

#etatdurgence #climat #agirmaintenant